La route
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origine : USA
Synopsis : Il y a maintenant plus de dix ans que le monde a explosé. Personne ne sait ce qui s’est passé. Ceux qui ont survécu se souviennent d’un gigantesque éclair aveuglant, et puis plus rien. Plus d’énergie, plus de végétation, plus de nourriture… Les derniers survivants rôdent dans un monde dévasté et couvert de cendre qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il fut. C’est dans ce décor d’apocalypse qu’un père et son fils errent en poussant devant eux un caddie rempli d’objets hétéroclites – le peu qu’ils ont pu sauver et qu’ils doivent protéger. Ils sont sur leurs gardes, le danger guette. L’humanité est retournée à la barbarie. Alors qu’ils suivent une ancienne autoroute menant vers l’océan, le père se souvient de sa femme et le jeune garçon découvre les restes de ce qui fut la civilisation. Durant leur périple, ils vont faire des
rencontres dangereuses et fascinantes. Même si le père n’a ni but ni espoir, il s’efforce de rester debout pour celui qui est désormais son seul univers.
Anecdote : La Route est l’adaptation du roman éponyme de Cormac McCarthy. Le livre fut un succès mondial, avec notamment plus de deux millions d’exemplaires vendus aux Etats-Unis. Célébré par la critique, objetde culte pour de nombreux lecteurs, La Route a obtenu le prix Pulitzer 2007. Ce n’est pas la première fois qu’un de ses romans est porté à l’écran : citons De si jolis chevaux de Billy Bob Thornton et bien sûr No Country for Old Men des frères Coen.
Critique : Magnifique et poignant. Ce film dévoile la (très grande) part d’inhumanité qui se cache au fond de chacun de nous et se révèle au grand jour lorsque le chaos règne ( ici il s’agit d’une catastrophe planétaire mais il pourrait s’agir d’une guerre). Chacun essaie de survivre dans l’horreur, la violence et la pénurie. Les plus faibles et les plus « humains » deviennent très vite les premières victimes tandis que les autres oublient toute règle morale allant jusqu’à pratiquer le cannibalisme et organiser de véritables chasses à l’homme pour se nourrir. Mais tous, bons ou brutes, s’épient et se fuient. Autrui ne peut être qu’un dangereux ennemi. Il peut à tout moment se transformer en bourreau et en charognard. La solidarité, la compassion sont définitivement abandonnées au profit de la survie coûte que coûte. Il ne reste que l’amour filial qui, du coup, est poussé à l’extrême. Un amour pour lequel le père est prêt à tout pour sauver son fils des dangers qui les guettent. Mais pour combien de temps ? Ce film de science fiction est très réaliste, ce qui n’est pas toujours le cas. En transposant la situation aujourd’hui dans les pays en guerre on n’est pas très loin de la réalité. Les conflits en Afrique en ex-Yougoslavie en Tchétchénie … ont le même visage de barbarie. La lutte pour la survie amène à des abominations inimaginables, à des cruautés inutiles parce que les gens deviennent fous et veulent à tout prix survivre quitte à perdre leur âme.
Bande-annonce










